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Actualité appartement à rénover
Logements anciens: la rénovation énergétique se profile

Source : www.lesechos.fr du 19 Mai 2008

Au regard de l'environnement, les logements anciens sont généralement de gros consommateurs d'énergie. D'ici 2020, les propriétaires devront effectuer des travaux pour réduire leur consommation énergétique de près de 40%. 

Même si la prise de conscience des propriétaires immobiliers est plus ou moins forte, le réaménagement des logements moins énergivores constituera l'une de leurs préoccupations majeures des prochaines années. D'ailleurs en matière de "bâti existant",  la toute récente loi d'orientation relative au Grenelle de l'Environnement se fixe comme objectif de réduire la consommation énergétique de 38% d'ici 2020. En attendant, la consommation moyenne du parc de résidences principales se chiffre à 240 kilowattheures d'énergie primaire par mètre carré et par an. En 2020, cette consommation devrait donc diminuer de 100 kilowattheures d'énergie primaire par mètre carré et par an.


" Pour y parvenir, on ne démarre pas sur de la contrainte, mais avec de l'incitation " commente un observateur. En effet les propriétaires seront dans un premier temps incités à réaliser des travaux d'économies d'énergie tels que par exemple l'isolation des murs ou/et du toit, l'installation d'une chaudière à condensation, pose de doubles vitrages, etc... Ensuite vers 2012, les travaux d'économie d'énergie deviendraient obligatoires pour les propriétaires. Un coût prévisionnel de 20.000 euros par logement.

Encore faut-il pouvoir les financer, sachant qu'une rénovation énergétique entraîne des dépenses de l'ordre de 20.000 euros par logement. Pour faire face à ces dépenses, les propriétaires immobiliers devraient avoir accès à trois grands outils : un crédit d'impôt sur le revenu renforcé (ouvert aux bailleurs et, pour l'isolation des murs, il prendrait en compte les frais de main d'oeuvre) un prêt à taux zéro pour financer l'ensemble des travaux et des subventions pour lutter contre la précarité énergétique.


" Quelques 30 millions de logements privés dont 18 millions de maisons individuelles sont concernés par le défi de la rénovation énergétique ", explique Philippe Pelletier, à la tête du comité de pilotage pour le Grenelle de l'Environnement, dédié au logement et au tertiaire. Grâce à la généralisation des contrats de performance énergétique adossés à des mécanismes de financements innovants, le coût des travaux de rénovation sera lissé sur plusieurs années. En outre, il sera financé par les économies d'énergie résultant des ces travaux. " Les particuliers bénéficieront ensuite pleinement de la totalité des économies d'énergie, sans avoir eu à supporter le coût de l'investissement " assure-t-on au Ministère de l'Environnement.


En raison de ces nouvelles préoccupations liées à " l'habitat durable ", la performance énergétique d'un bien immobilier devrait constituer un critère de choix lors des transactions de logement. Au même titre que la localisation, l'étage, l'environnement immédiat et l'ensoleillement.